Femme noire et belle, je me prosterne à tes pieds...
« C’est avec tristesse que nous avons appris que la mairie d’une Capitale d’un pays d’Europe (Paris-France), était obligée de mener une campagne contre le blanchiment de la peau de certains Nègres (surtout de négresses) qui provoque parfois un cancer. Nous y voyons l’immense fossé qui nous sépare de nos ancêtres lointains , la perdition de nombreux noirs complexés, la victoire d’une société qui nous méprise et qui a réussit à nous faire haïr notre propre couleur… la Honte pour nous ! La HONTE ! »
C'est en ces termes que René Louis Parfait Etile conclut son article intitulé « KAMITS » veut dire « NOIRS » (http://www.africamaat.com/KAMITS-veut-dire-NOIRS). Inutile de dire que nous partageons ce point de vue. Dans cet article, s'appuyant sur les travaux des Égyptologues, il montre comment certains, au mépris de toute logique et honnêteté scientifique s'acharnent à « blanchir » à tout prix l'Égypte antique, refusant par ce fait à l'Afrique toute participation à l'Histoire du monde. En lisant cet article, on se rend compte combien nos ancêtres étaient fiers de leur couleur de peau au point de se désigner comme telle et d'en faire la couleur de leurs divinités.
Le 4 novembre 2009, la Mairie de Paris a lancé une campagne spécifiquement adressée aux jeunes africaines qui au risque de leur santé utilisent des produits éclaircissant dont la dangérosité a été démontrée. Cette attitude est la matérialisation du degré d'aliénation dans lequel beaucoup au sein de notre communauté sont tombés. Gri Gri international s'interrogeait récemment Pourquoi les blacks préfèrent les femmes au teint clair? (http://www.legrigriinternational.com/article-pourquoi-les-hommes-noirs-preferent-ils-les-blanches-ou-les-filles-au-teint-clair—39357355.html). On comprend dès lors le déchirement des Africains: tout dans leur comportement est la recherche de cette couleur de peau qui fut jadis celle du maitre. Le travail de dévalorisation des africains a tellement bien marché que nous sommes tombés dans la haine permanente de soi, cherchant inconsciemment à éviter à notre progéniture la dernière place dans l'échelle de le pigmentocratie en haut de laquelle se trouve placée bien évidemment le Blanc, beau aux yeux blonds.
Le blanchiment de la peau a une histoire. Jean Phillipe Omotunde nous la raconte avec clarté dans un autre article toujours sur Africamaat. (http://www.africamaat.com/Discours-afrocentriste-sur-la,1302), On y apprend qu'il s'agit fortement d'une question d'apparence. Plus la peau est claire, plus on croit appartenir à une couche élevée de la société. On y apprend aussi que les premiers à avoir l'avoir pratiqué furent les blanches...
J'ai appris à aimer la couleur de ma peau, véritable protection contre le rayonnement ultraviolet et sur laquelle les marques de la vieillesse ont peu d'emprises. J'ai appris à aimer les femmes à la peau noire. Je participe à cette guerre contre une pratique qui entraîne des lésions irréversibles et qui est la marque de l'assomption de la perte de toute dignité et de toute personnalité...
Je me joins à Etile pour dire qu'il faut:
Eduquer, former, informer notre Peuple selon notre propre paradigme (pour être fier de nous-mêmes, être autonome : ne pas dépendre des Blancs surtout pour notre survie, être confiant, optimiste pour relever tous les défis : faim, maladie, guerre, etc.) ;